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Observation internationale: Muan mettra en lumière les contradictions transatlantiques

Agence de presse Xinhua, Munich, Allemagne, le 16 février (observation internationale), Mu'an mettra en lumière les conflits transatlantiques

Qiao Jihong Zhu Xi, journaliste de l'agence de presse Xinhua

La 55e Conférence de Munich sur la sécurité (Mu'an) s'est tenue du 15 au 17 janvier à Munich, dans le sud de l'Allemagne. Les relations transatlantiques sont devenues l'un des points de discussion et d'attention de toutes les parties.

Selon Juliana Smith, ancienne secrétaire adjointe à la sécurité nationale de l'ancien vice-président américain, publiée dans l'association Muan, les relations entre l'Union européenne et l'Union européenne sont non seulement compliquées, mais aussi riches de différences.

Contradiction 1: partenariat

Le ministre allemand de la Défense, von Delane, a déclaré dans son discours d'ouverture que l'Allemagne s'était toujours engagée à établir un véritable partenariat au sein de l'OTAN. Elle pense que l'OTAN n'est pas seulement une alliance militaire, mais aussi une alliance politique.

Cependant, le président américain Trump a attaqué les alliés européens sur des questions telles que les dépenses militaires de l'OTAN. Il a à plusieurs reprises accusé l'UE d'être moins chère aux États-Unis, affirmant que les pays européens acceptaient la protection de sécurité de l'OTAN et qu'il y avait trop peu d'investissements dans l'OTAN. Les pays européens devraient augmenter leurs dépenses militaires à 2% de leur produit intérieur brut.

Les analystes estiment que ces déclarations ouvriront le conflit américano-européen et ajouteront des cicatrices au partenariat transatlantique.

Smith, qui est actuellement chercheur à temps partiel au nouveau centre de sécurité américain de Think Tank, estime que la politique des États-Unis à l'égard de l'Europe est devenue l'un des principaux défis extérieurs auxquels l'Europe est confrontée aujourd'hui.

Lors de cette réunion à Mu'an, Von Delain a déclaré en réponse à l'augmentation des dépenses militaires, que l'Allemagne était d'accord avec l'exigence de 2%, mais que cela devait aussi être pratique et faire ce qu'il fallait. Le ministre britannique de la Défense, Williamson, a déclaré que les pays européens augmentaient leurs dépenses militaires, non pas pour les États-Unis, mais pour une Europe meilleure.

Contradiction 2: la solidarité européenne

Face aux défis posés par les États-Unis, les pays européens tiennent de plus en plus à l'intégration de la défense et au renforcement de la solidarité.

En 2017, les États membres de l'UE ont signé l'Accord de coopération pour la coopération en matière de défense (PESCO), qui constitue une étape importante dans l'intégration de la défense européenne. En janvier de cette année, l'Allemagne et la France ont signé le Traité d'Aix-la-Chapelle, insistant sur la coopération entre les deux pays et promouvant la construction de l'intégration européenne, et lancé un signal pour redynamiser l'influence de l'Allemagne et de la France.

Von Delane a déclaré que l'Europe avait trouvé le bon chemin vers l'intégration de la défense et un avenir plus fort, et que celui-ci devait pouvoir faire face à la crise tout seul. À cette fin, les pays européens doivent être unis et doivent unifier leurs positions sur de nombreuses questions de sécurité, telles que les exportations d'armes.

Les États-Unis semblent mécontents de la solidarité et de l'intégration européennes. Au début du secrétaire d'État américain Pompeo, il a tiré une conclusion pessimiste sur les perspectives de l'UE. Il a déclaré que l'ordre international fondé sur des règles était en train de mourir et que l'UE en faisait partie.

Peter Blas, expert de la Commission européenne des relations extérieures, a déclaré que l'administration Trump ne se préoccupait pas de la solidarité européenne, mais essayait d'utiliser les différences internes en Europe et souhaitait même les approfondir.

Contradiction III: Protocole nucléaire iranien

Les États-Unis et l'Europe sont également contradictoires dans le dossier du problème nucléaire iranien. Dans son discours d'ouverture à la conférence de Mu'an, Von Delane a déclaré que l'OTAN devrait unifier sa position sur l'accord nucléaire iranien et tenter de conserver le contenu essentiel de l'accord.

L'analyste a souligné que des pays européens tels que la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne souhaitent maintenir l'accord nucléaire iranien et ne veulent pas forcer l'Iran à se soumettre à des sanctions par le biais de sanctions et de pressions diplomatiques élevées.

Le vice-président américain Burns a publiquement accusé les trois pays que sont la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne d'établir à plusieurs reprises un mécanisme spécial pour le commerce avec l'Iran, et a exhorté les alliés européens à maintenir la même position vis-à-vis des États-Unis.

Smith a déclaré que l'accord nucléaire iranien était le résultat symbolique de la coopération américano-européenne, mais les États-Unis s'en sont retirés, ce qui constitue sans aucun doute un visage pour l'Europe. Ce qui inquiète encore plus l'Europe, c'est que lorsque Trump a annoncé son retrait de l'accord nucléaire iranien, des représentants américains et européens ont négocié un accord de cinq mois sur la révision de l'accord nucléaire iranien.

Le chroniqueur américain en charge de l'actualité, Fred Kaplan, estime que l'insistance du gouvernement américain sur un déni total de l'accord nucléaire iranien a rendu les relations transatlantiques de plus en plus aliénées.

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