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Est-il difficile pour les hauts responsables des Taliban d'aller aux pourparlers de paix à cause de la liste noire? Les Etats-Unis et la Russie "cherchent un moyen"

Le représentant spécial du gouvernement américain pour la réconciliation en Afghanistan, Zalme Khalilzad, a déclaré le 22 que les États-Unis et la Russie étaient convenus de trouver des moyens de faciliter la tâche à certains hauts responsables des talibans afghans inscrits sur la liste noire des Nations Unies de se rendre à l'étranger pour participer à la paix en Afghanistan. Négociation.

Khalilzad a rencontré le représentant spécial du président russe en Afghanistan, Zamir Kaboulov, dans la capitale turque d'Ankara. Khalilzad a par la suite déclaré sur Twitter, sur les réseaux sociaux, que les deux hommes avaient discuté des obstacles au voyage auxquels se heurtaient les négociateurs des Taliban.

Reuters a rapporté que des personnalités de haut niveau des Taliban étaient sous le coup d'une interdiction de voyager émise par les Nations Unies et ne leur permettaient pas de voyager. Les talibans ont demandé aux États-Unis d'aider à lever l'interdiction.

La dernière série de pourparlers de paix en Afghanistan devait se dérouler à Islamabad, au Pakistan, le 18. Ces entretiens n'ont pas pu avoir lieu, certains représentants des talibans inscrits sur la liste noire ne pouvant se rendre à Islamabad.

Reuters a rapporté que les pourparlers de paix de haut niveau entre les Taliban et les États-Unis au cours des premiers rounds avaient eu lieu parce que les États-Unis et le pays hôte offraient un confort aux Taliban. Le gouvernement afghan est très en colère. La semaine dernière, il a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations unies pour identifier des personnalités talibans de haut niveau en violation de l'interdiction de voyager, raison pour laquelle la dernière ronde de pourparlers n'a pas eu lieu.

La prochaine série de négociations entre les talibans afghans et les États-Unis devrait se dérouler au Qatar le 25. Un porte-parole des talibans a déclaré le 22 février qu'il était optimiste quant aux perspectives des négociations.

Les Taliban ont toujours refusé d'engager un dialogue direct avec le gouvernement afghan, reconnaissant que ce dernier était les États-Unis. Les États-Unis ont tenté à plusieurs reprises d'amener le gouvernement afghan à se joindre aux négociations des talibans, auxquelles les talibans s'opposaient fermement.

Khalilzad a déclaré le 8 de ce mois que, bien que les pourparlers de paix en Afghanistan en soient à ses débuts, il espère parvenir à un accord avant les élections présidentielles afghanes de juillet de cette année. (Wang Hongbin)

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